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Calculateur de plus-value immobilière

Estimez l'impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux et la taxe sur les plus-values élevées dus lors de la revente d'un bien. Calcul instantané, aucune donnée envoyée à un serveur.

Frais de notaire réels ou forfait 7,5 % ; travaux réels ou forfait 15 % si détention > 5 ans.

Net après impôt
Détail du calcul de plus-value immobilière
ÉlémentMontant
Plus-value brute
Abattement IR (durée de détention)
Abattement prélèvements sociaux
Impôt sur le revenu (19 %)
Prélèvements sociaux (17,2 %)
Taxe sur les plus-values élevées
Total des impôts et prélèvements
Net après impôt
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Comment se calcule l'imposition d'une plus-value immobilière ?

La plus-value immobilière réalisée par un particulier lors de la revente d'un bien (hors résidence principale) est soumise à deux prélèvements distincts, calculés sur la différence entre le prix de vente et le prix d'acquisition majoré des frais d'achat et des travaux : l'impôt sur le revenu, à un taux forfaitaire de 19 %, et les prélèvements sociaux, à 17,2 %, soit un taux global de 36,2 % avant tout abattement. Ces deux prélèvements bénéficient chacun d'un abattement pour durée de détention, mais selon des rythmes très différents — c'est la particularité la plus structurante de cette fiscalité, et la principale source de confusion pour les vendeurs.

L'abattement applicable à l'impôt sur le revenu atteint 100 % (exonération totale) après 22 ans de détention : 0 % avant la 6ᵉ année, puis 6 % par an de la 6ᵉ à la 21ᵉ année, et 4 % supplémentaires la 22ᵉ année. L'abattement applicable aux prélèvements sociaux, lui, ne devient total qu'après 30 ans : 0 % avant la 6ᵉ année, 1,65 % par an de la 6ᵉ à la 21ᵉ année, 1,60 % la 22ᵉ année, puis 9 % par an de la 23ᵉ à la 30ᵉ année — un rythme d'abord plus lent, qui s'accélère nettement dans les dernières années. Résultat concret : entre 22 et 30 ans de détention, un vendeur ne paie plus d'impôt sur le revenu sur sa plus-value, mais reste redevable de prélèvements sociaux.

La taxe sur les plus-values élevées : un troisième prélèvement méconnu

Au-delà de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux, une taxe additionnelle (article 1609 nonies G du Code général des impôts) s'applique aux plus-values immobilières imposables à l'impôt sur le revenu (donc après abattement pour durée de détention) dépassant 50 000 €. Son taux est progressif par tranches, de 2 % entre 50 000 € et 100 000 € à 6 % au-delà de 260 000 €, avec un mécanisme de lissage à chaque changement de palier pour éviter des sauts brutaux — à l'exception notable du seuil d'entrée à 50 000 € lui-même, où un léger effet de seuil subsiste dans le texte de loi. Cette taxe, souvent oubliée dans les estimations rapides, peut représenter plusieurs milliers d'euros supplémentaires sur une plus-value importante.

Cette taxe ne concerne que les biens bâtis : les terrains à bâtir en sont explicitement exclus, et suivent un régime de plus-value distinct. Elle s'ajoute purement et simplement à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux déjà calculés, sans interaction avec leurs propres abattements respectifs.

La résidence principale : l'exonération la plus large, sans condition de durée

Contrairement à tous les autres cas, la vente de la résidence principale échappe entièrement à ce mécanisme d'abattement progressif : elle est totalement exonérée d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, quelle que soit la durée de détention du bien — y compris si la revente intervient quelques mois seulement après l'achat. La seule condition est que le bien constitue effectivement la résidence principale du vendeur au moment de la vente (ou jusqu'à sa mise en vente, sous un délai raisonnable si le logement a été libéré avant la signature). C'est pourquoi ce calculateur place cette case à cocher en tête du formulaire : elle rend tout le reste du calcul sans objet.

Exemple concret : pour un bien secondaire acheté 150 000 € (frais et travaux inclus pour 15 000 €) et revendu 300 000 € après 10 ans de détention, la plus-value brute s'élève à 135 000 €. Avec un abattement IR de 30 % et un abattement prélèvements sociaux de 8,25 % à ce stade, l'impôt sur le revenu s'élève à environ 17 955 €, les prélèvements sociaux à environ 21 304 €, et la taxe sur les plus-values élevées à 1 890 € (la plus-value imposable à l'IR, 94 500 €, dépassant le seuil de 50 000 €) — soit un total d'environ 41 149 € de prélèvements, pour un net après impôt d'environ 93 851 €.

Sources : barème des abattements pour durée de détention et taux d'imposition recoupés sur plusieurs cabinets de gestion patrimoniale (trackstone.fr, berenfus-immobilier.fr, hagnere-patrimoine.fr) ; barème de la taxe sur les plus-values élevées (article 1609 nonies G du CGI) recoupé et validé par deux exemples chiffrés indépendants trouvés dans des sources spécialisées — juillet 2026, impots.gouv.fr et legifrance.gouv.fr bloquant l'accès automatisé. Détail danssrc/data/baremes-plus-value-2026.ts.

Questions fréquentes