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Calculateur d'intérêts composés

Projetez la croissance d'une épargne investie avec un capital initial et des versements mensuels. Calcul instantané, aucune donnée envoyée à un serveur.

Une hypothèse de votre part : ce calculateur ne garantit aucun rendement.

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Comment fonctionnent les intérêts composés ?

Les intérêts composés désignent le mécanisme par lequel les intérêts déjà produits par une épargne sont réinvestis et génèrent à leur tour des intérêts, période après période, plutôt que d'être mis de côté séparément. Ce phénomène, parfois qualifié d'« effet boule de neige », est purement arithmétique — il ne dépend d'aucun produit financier en particulier — mais son effet devient spectaculaire sur de longues durées : plus le temps de capitalisation est long, plus la part du capital final qui provient des intérêts eux-mêmes (et non des versements directs) devient importante.

Ce calculateur projette l'évolution d'une épargne composée d'un capital initial et de versements mensuels réguliers, à un taux de rendement annuel constant que vous choisissez. Il ne s'agit pas d'une prévision garantie : le taux saisi est une hypothèse, à choisir selon le support d'épargne visé (un livret réglementé offre un taux connu à l'avance et sans risque de perte en capital ; un portefeuille d'actions ou d'ETF n'offre qu'un rendement espéré, avec des années possiblement négatives, malgré une moyenne historique de long terme généralement positive).

Pourquoi le temps compte plus que le montant versé

La conséquence la plus contre-intuitive des intérêts composés est que le moment où l'on commence à épargner pèse souvent davantage que le montant épargné. Un euro versé en début de projet dispose de toute la durée restante pour composer ; le même euro versé dix ans plus tard n'aura, par définition, que le temps restant pour produire des intérêts, nettement plus court. Deux épargnants versant le même montant total sur des durées différentes peuvent donc obtenir des capitaux finaux très éloignés, au seul bénéfice de celui qui a commencé le plus tôt — un argument classique en faveur d'un début d'épargne précoce, même avec des versements mensuels modestes.

Ce calculateur illustre ce mécanisme en isolant, dans le tableau et le graphique ci-dessus, la part du capital final qui provient directement de vos versements (« capital investi ») de celle qui provient de la capitalisation des intérêts. En début de projection, ces deux parts sont proches ; sur une durée longue (15, 20, 30 ans), la part des intérêts cumulés dépasse fréquemment celle du capital réellement versé — la preuve visuelle que le temps, et non l'effort d'épargne mensuel seul, est le principal moteur de la croissance.

La règle des 72 : estimer un temps de doublement de tête

Une astuce mentale classique permet d'estimer, sans calculatrice, le temps nécessaire pour qu'un capital double à un taux de rendement composé donné : diviser 72 par le taux annuel en pourcentage. À 6 % par an, un capital double en environ 12 ans (72 ÷ 6) ; à 3 %, il faut environ 24 ans (72 ÷ 3). Cette règle des 72 n'est qu'une approximation — elle perd en précision pour des taux très élevés ou très faibles — mais elle donne un ordre de grandeur immédiat et permet de comparer rapidement deux hypothèses de rendement sans avoir à ressaisir un calculateur : un placement à 4 % double en environ 18 ans quand un placement à 8 % double deux fois plus vite, en environ 9 ans.

Cette règle ne s'applique cependant qu'à un capital laissé seul à composer, sans versement supplémentaire : dès qu'un versement mensuel régulier s'ajoute au capital initial, comme dans ce calculateur, le temps de doublement réel du capital total devient plus rapide que ne le prédit la règle des 72 seule, puisque les nouveaux versements viennent s'ajouter à la croissance déjà en cours.

Ce que ce calculateur ne modélise pas

La projection est brute : elle ne déduit ni la fiscalité applicable au support d'épargne choisi (prélèvements sociaux, impôt sur le revenu ou prélèvement forfaitaire unique selon le cas — voir le calculateur PER ou le simulateur Livret A pour des cas fiscaux spécifiques), ni les frais de gestion du support (frais d'entrée, frais de gestion annuels d'une assurance-vie ou d'un compte-titres), qui peuvent réduire sensiblement le rendement net réellement perçu. Elle suppose également un taux de rendement annuel constant sur toute la durée, alors qu'un placement en unités de compte connaît en réalité des rendements qui varient d'une année sur l'autre, parfois négatifs, même si leur moyenne de long terme se rapproche du taux saisi.

Exemple concret : avec un capital initial de 10 000 € et un versement mensuel de 200 €, à un taux de rendement de 5 % par an pendant 10 ans, le capital investi au total s'élève à 34 000 € (10 000 € initiaux + 24 000 € de versements), pour un capital final d'environ 47 527 € — soit environ 13 527 € d'intérêts générés, l'équivalent de près de 40 % du montant réellement versé.

Questions fréquentes