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Simulateur PER (plan épargne retraite)

Estimez l'économie d'impôt de vos versements sur un PER selon votre tranche marginale d'imposition et votre plafond de déduction 2026. Calcul instantané, aucune donnée envoyée à un serveur.

Statut

Plancher garanti : 4 710 € · plafond maximal : 37 680 €.

Économie d'impôt immédiate
Détail du calcul de l'avantage fiscal PER
ÉlémentMontant
Plafond de déduction 2026
Versement envisagé
Montant déductible
dont non déductible (au-delà du plafond)
Économie d'impôt
Coût réel du versement
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Comment fonctionne l'avantage fiscal du PER ?

Le plan d'épargne retraite (PER) permet de déduire ses versements volontaires de son revenu imposable, dans la limite d'un plafond annuel calculé selon des règles différentes pour les salariés et les travailleurs non salariés. Cette déduction réduit directement le revenu net imposable, donc l'impôt dû au titre de l'année du versement : pour un contribuable à la tranche marginale d'imposition (TMI) de 30 %, verser 3 000 € sur un PER réduit l'impôt dû d'environ 900 €, ramenant le coût réel de ce versement à environ 2 100 € — le reste étant, en quelque sorte, financé par l'économie d'impôt.

Il ne s'agit toutefois pas d'un avantage fiscal définitif, mais d'un report d'imposition : les sommes versées et déduites sont réintégrées dans le revenu imposable au moment de la sortie du PER, à la retraite, que celle-ci prenne la forme d'un capital ou d'une rente viagère. L'intérêt réel du dispositif repose donc sur un pari sur l'évolution de votre tranche marginale d'imposition entre aujourd'hui et votre retraite : si votre TMI est plus basse à la sortie qu'à l'entrée — ce qui est fréquent, les revenus baissant généralement après la cessation d'activité — l'opération est gagnante. Si votre TMI reste identique ou augmente, l'avantage net devient plus marginal, voire nul.

Deux plafonds de déduction, deux logiques de calcul

Le plafond de déduction applicable à un salarié se calcule sur le revenu professionnel net de l'année précédente (N-1) : 10 % de ce revenu, avec un plancher garanti de 4 710 € (applicable même sans revenu professionnel, ou si 10 % du revenu N-1 est inférieur à ce montant) et un plafond maximal de 37 680 €, atteint pour un revenu N-1 d'environ 376 800 € ou plus.

Le plafond applicable à un travailleur non salarié (TNS) suit une formule différente et plus généreuse en valeur absolue, calculée sur le bénéfice imposable de l'année en cours : 10 % de ce bénéfice (plafonné à 8 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale, le PASS), majoré de 15 % de la fraction du bénéfice comprise entre 1 et 8 fois ce même PASS. Cette formule à deux étages permet d'atteindre un plafond maximal de 88 911 € pour les bénéfices les plus élevés, avec un plancher garanti de 4 806 € même sans bénéfice imposable. Cet écart de générosité entre les deux statuts reflète, pour partie, l'absence de régime de retraite complémentaire obligatoire aussi protecteur que celui des salariés pour de nombreux indépendants.

Sortie en capital ou en rente : une décision qui reste à prendre plus tard

Le PER offre, à la retraite, un choix entre une sortie en capital (en une ou plusieurs fois), une sortie en rente viagère, ou une combinaison des deux — une flexibilité plus large que l'ancien contrat Madelin ou le PERP, qui imposaient largement la sortie en rente. La fiscalité diffère selon l'option choisie : le capital correspondant aux versements volontaires déduits est imposé au barème de l'impôt sur le revenu (sans abattement), tandis que les plus-values générées sont soumises au prélèvement forfaitaire unique de 30 % ; la rente, elle, suit un régime proche de celui des pensions de retraite classiques. Ce choix, qui a un impact réel sur le montant net finalement perçu, se décide au moment du départ à la retraite, potentiellement des décennies après le versement initial : ce calculateur, centré sur l'avantage à l'entrée, ne cherche pas à l'anticiper.

Reporter ses plafonds, mutualiser en couple : des leviers non modélisés ici

Ce calculateur ne présente que le plafond de l'année en cours, calculé sur votre seul revenu ou bénéfice de l'année de référence. Deux mécanismes peuvent en réalité augmenter votre capacité de déduction réelle : le report des plafonds non utilisés des années précédentes (pendant 5 ans, contre 3 ans auparavant), et la mutualisation des plafonds entre époux ou partenaires de Pacs soumis à imposition commune, qui permet à l'un des deux d'utiliser le plafond inutilisé de l'autre. Ces deux options méritent d'être vérifiées sur votre avis d'imposition (qui mentionne vos plafonds disponibles) avant de conclure qu'un versement dépasse réellement votre capacité de déduction.

Exemple concret : pour un salarié dont le revenu professionnel N-1 s'élève à 100 000 €, le plafond de déduction 2026 atteint 10 000 € (10 % du revenu, sous le maximum de 37 680 €). Un versement de 15 000 € à la TMI de 41 % ne serait donc déductible qu'à hauteur de 10 000 €, générant une économie d'impôt de 4 100 € ; les 5 000 € restants resteraient investis sur le PER sans ouvrir droit à aucune déduction supplémentaire cette année-là.

Sources : plafonds de déduction PER 2026 (salarié et TNS) recoupés sur plusieurs assureurs et courtiers en épargne retraite (linxea.com, nalo.fr, agipi.com, meilleurtaux placement), avec vérification de cohérence interne à partir du PASS officiel 2025 (47 100 €, arrêté du 19 décembre 2024) et 2026 (48 060 €) — juillet 2026, impots.gouv.fr bloquant l'accès automatisé. Détail danssrc/data/baremes-per-2026.ts.

Questions fréquentes