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Calculateur de frais de notaire

Calculez le montant des frais de notaire pour l'achat d'un bien ancien ou neuf, avec le détail des émoluments, des droits de mutation et de la CSI. Calcul instantané, aucune donnée envoyée à un serveur.

Type de bien
Taux de droits de mutation (DMTO) de votre département

Environ 88 départements appliquent le taux majoré depuis 2025. Les primo-accédants achetant leur résidence principale restent au taux standard quel que soit le département. Vérifiez le taux exact de votre département auprès de votre notaire.

Jusqu'à 20 %, uniquement sur la part du prix au-delà de 100 000 € (loi Macron). Jamais automatique.

Frais réels avancés par le notaire (cadastre, état hypothécaire…) : estimation ajustable, non un taux réglementé.

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De quoi sont composés les frais de notaire en 2026 ?

Malgré leur nom, les « frais de notaire » ne rémunèrent que très partiellement le notaire lui-même : l'essentiel de la somme versée à la signature de l'acte authentique est en réalité constitué de taxes reversées à l'État et aux collectivités locales. Sur 100 € de frais de notaire dans l'ancien, environ 80 € correspondent aux droits de mutation (une taxe départementale et communale), 10 % aux émoluments réels du notaire (sa rémunération, encadrée par un barème national), et le solde à la contribution de sécurité immobilière et aux débours (frais réels avancés pour le compte de l'acheteur). C'est pourquoi le terme plus exact de « frais d'acquisition » est aujourd'hui privilégié par les professionnels.

Les émoluments du notaire suivent un barème national fixé par décret (article A444-91 du Code de commerce), identique pour toute vente immobilière quel que soit le département : un taux dégressif par tranche de prix, de 3,87 % sur les 6 500 premiers euros à 0,799 % au-delà de 60 000 €, majoré de 20 % de TVA. Ce barème est révisé tous les deux ans ; celui en vigueur depuis le 1ᵉʳ mars 2026 abaisse légèrement les émoluments par rapport au barème précédent (taux de résultat moyen visé de 26,13 %, contre 27,6 % auparavant).

Ancien ou neuf : un écart de 5 points de pourcentage

La différence entre les frais de notaire dans l'ancien (7 % à 8 % du prix) et dans le neuf (2 % à 3 %) ne vient pas du travail du notaire — les émoluments suivent le même barème dans les deux cas — mais de la fiscalité applicable à la transaction. Un bien ancien est soumis aux droits de mutation à titre onéreux (DMTO), une taxe départementale et communale qui représente à elle seule 5,81 % à 6,32 % du prix selon le département. Un bien neuf ou en VEFA (vente en l'état futur d'achèvement), déjà soumis à la TVA immobilière lors de la vente par le promoteur, bénéficie en contrepartie d'une taxe de publicité foncière réduite à 0,715 % — pour éviter une double imposition sur la même transaction.

Depuis l'article 116 de la loi de finances pour 2025, les départements peuvent relever leur part de DMTO de 0,5 point supplémentaire (de 4,50 % à 5,00 %), portant le taux total de 5,81 % à 6,32 %, pour les actes signés entre le 1ᵉʳ avril 2025 et le 31 mars 2028. Début 2026, la grande majorité des départements (environ 88 sur 101) ont voté cette majoration. Un primo-accédant achetant sa résidence principale reste toutefois exempté de cette hausse dans tous les départements, quel que soit le taux appliqué aux autres acquéreurs — un avantage à vérifier systématiquement si vous achetez pour la première fois.

Peut-on réduire ses frais de notaire ?

Les droits de mutation, la contribution de sécurité immobilière et les débours ne sont jamais négociables : ce sont des taxes et des remboursements de frais réels, fixés par la loi. Seuls les émoluments du notaire — une petite partie du total dans l'ancien — peuvent faire l'objet d'une remise, depuis la loi Macron de 2015 : jusqu'à 20 % de réduction, mais uniquement sur la fraction du prix qui dépasse 100 000 €. Pour un bien à 300 000 €, seule la part au-delà de ce seuil (200 000 €) est concernée par une éventuelle remise, ce qui limite mécaniquement son impact sur le total des frais. Cette remise reste à la discrétion de chaque étude notariale : elle n'est ni automatique, ni garantie, et se négocie généralement pour les transactions de montant élevé.

Exemple concret : pour l'achat d'un bien ancien à 200 000 € dans un département au taux DMTO standard (5,81 %), les frais de notaire s'élèvent à environ 15 000 € (émoluments TTC 2 394 €, DMTO 11 620 €, CSI 200 €, débours estimés 800 €), soit un taux effectif proche de 7,5 %. Le même bien acheté neuf en VEFA ne générerait qu'environ 4 800 € de frais (taxe de publicité foncière réduite à 1 430 € au lieu du DMTO), soit un taux effectif d'environ 2,4 % — plus de trois fois moins.

Sources : barème des émoluments (arrêté du 25 février 2026), taux de DMTO et taxe de publicité foncière réduite recoupés sur plusieurs cabinets notariaux et courtiers (pretto.fr, tantiem.com, mesfraisnotaire.fr, calculons.fr, l-expert-comptable.com) — juillet 2026. La liste exhaustive des départements au taux DMTO majoré n'a pas pu être confirmée sur une source officielle directe (accès bloqué) ; les sources secondaires divergent sur 1-2 cas limites, d'où le choix de laisser le taux DMTO personnalisable plutôt que présélectionné par département. Détail danssrc/data/baremes-notaire-2026.ts.

Questions fréquentes