Comment est calculée l'allocation chômage (ARE) en 2026 ?
L'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) est versée par France Travail aux personnes ayant perdu involontairement leur emploi (licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle) et remplissant une condition de durée d'affiliation minimale. Son montant repose sur le salaire journalier de référence (SJR), calculé en divisant la somme des salaires bruts perçus sur une période de référence (24 mois avant la fin du contrat, 36 mois à partir de 55 ans) par le nombre de jours calendaires de cette période.
À partir du SJR, l'allocation journalière (AJ) est calculée selon deux formules, et c'est la plus avantageuse pour l'allocataire qui s'applique : 40,4 % du SJR plus une partie fixe journalière, ou 57 % du SJR seul. Pour les salaires les plus modestes, la seconde formule est généralement la plus favorable ; pour les salaires plus élevés, c'est la première qui l'emporte. Le résultat est ensuite encadré par un plancher (allocation minimale journalière, 31.97 € en 2026, pour un temps plein) et un plafond fixé à 75 % du SJR.
La dégressivité pour les hauts revenus
Depuis la réforme de l'assurance chômage, les allocataires de moins de 55 ans à la date de fin de leur contrat, dont le salaire de référence dépasse un certain seuil, voient leur allocation réduite de 30 % à partir du 7ᵉ mois d'indemnisation. Ce mécanisme de dégressivité vise les salaires les plus élevés et ne concerne pas la majorité des allocataires. Les personnes de 55 ans et plus à la date de fin de contrat en sont exemptées, quel que soit leur ancien salaire.
La durée d'indemnisation selon l'âge
La durée maximale de versement de l'ARE dépend de l'âge à la date de fin de contrat : 24 mois pour les moins de 53 ans, 30 mois entre 53 et 54 ans, et 36 mois à partir de 55 ans. Cette durée maximale n'est toutefois qu'un plafond légal : la durée réellement ouverte dépend aussi de la durée d'affiliation sur la période de référence, selon le principe général qu'un jour travaillé ouvre un jour de droit, dans la limite de ce plafond. Ce calculateur affiche uniquement le plafond selon l'âge, pas votre durée réelle de droits, qui dépend de votre historique d'emploi complet.
Qui a droit à l'ARE ?
L'ouverture de droits à l'ARE suppose une perte d'emploi involontaire : licenciement (y compris pour motif économique), fin de contrat à durée déterminée ou de mission d'intérim, ou rupture conventionnelle. Une démission n'ouvre en principe pas de droits, sauf dans une liste limitative de cas considérés comme légitimes (suivre un conjoint qui déménage pour un nouvel emploi, quitter un poste pour cause de non-paiement de salaire, etc.), ou après un réexamen par France Travail au bout de 121 jours de chômage si la personne a entrepris des démarches actives de recherche d'emploi. Une condition de durée d'affiliation minimale est également requise : avoir travaillé au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) au cours des 24 derniers mois (36 mois à partir de 55 ans).
Une fois les droits ouverts, le versement de l'allocation est conditionné au respect d'obligations de recherche active d'emploi et d'inscription comme demandeur d'emploi, contrôlées par France Travail tout au long de la période d'indemnisation.
Les limites de ce calculateur
Ce simulateur approxime le salaire journalier de référence à partir d'un salaire mensuel moyen que vous saisissez, alors que le calcul officiel repose sur l'addition exacte de vos bulletins de paie sur 24 ou 36 mois, jour calendaire par jour calendaire. Il ne modélise pas non plus le délai d'attente de 7 jours, les différés d'indemnisation liés aux congés payés ou à certaines indemnités de rupture (qui peuvent retarder le premier versement de plusieurs semaines à plusieurs mois), ni la réduction proportionnelle applicable en cas de cumul avec une activité reprise à temps partiel. Pour un calcul fiable de vos droits réels, utilisez le simulateur officiel de France Travail ou votre espace personnel candidat.
Enfin, ce calculateur ne modélise pas non plus les différés spécifiques liés aux indemnités supra-légales de rupture (par exemple une indemnité de licenciement supérieure au minimum légal, ou une indemnité de rupture conventionnelle), qui peuvent reporter le début effectif de l'indemnisation de plusieurs semaines à plusieurs mois selon leur montant. Ces différés s'ajoutent, sans se cumuler entre eux au-delà d'un plafond réglementaire, au délai d'attente de 7 jours commun à tous les allocataires.
Sources : francetravail.fr, convention d'assurance chômage en vigueur — barème vérifié en juillet 2026. Détail et liens dans src/data/baremes-chomage-2026.ts.
Questions fréquentes
Le salaire brut mensuel moyen de vos 12 derniers mois travaillés, primes comprises. L'allocation chômage se calcule à partir du salaire brut, pas du salaire net.
Non. Ce calculateur estime le montant journalier une fois l'indemnisation démarrée, mais ne modélise pas le délai d'attente de 7 jours ni les différés liés aux congés payés ou aux indemnités de rupture, qui retardent le premier versement de plusieurs jours à plusieurs mois selon votre situation.
Oui, sous conditions : l'allocation est alors réduite proportionnellement aux revenus de cette activité. Ce mécanisme de cumul partiel n'est pas modélisé par ce calculateur, qui suppose une absence totale d'activité pendant l'indemnisation.
Non, elle s'applique seulement à partir du 7ᵉ mois d'indemnisation (soit à peu près le 183ᵉ jour), et seulement si vous aviez moins de 55 ans à la date de fin de votre contrat et un salaire de référence supérieur au seuil en vigueur.
La durée légale plafond dépend de votre âge à la fin du contrat (24, 30 ou 36 mois), mais votre durée réelle d'indemnisation dépend aussi de votre durée d'affiliation sur la période de référence : en règle générale, un jour travaillé ouvre un jour de droit, dans la limite du plafond selon l'âge. Ce calculateur affiche uniquement le plafond légal.